top of page

Quand on se dévoue à tous…

Quand on se dévoue à tous… et qu’on oublie peu à peu d’exister comme femme


Il y a ces journées où tout repose sur vous : les enfants, la maison, les rendez-vous, les imprévus, les émotions des uns et des autres. Vous portez tout, souvent sans pause, pendant que votre mari travaille sans relâche, absorbé par ses responsabilités. Vous comprenez ses obligations, vous savez qu’il ne fait pas exprès d’être absent… mais le résultat est là : vous avancez seule, dans un rôle immense dont personne ne semble vraiment mesurer le poids.


Et au fil du temps, quelque chose se creuse à l’intérieur. Une solitude discrète, presque honteuse. Vous êtes utile, indispensable même, mais vous ne vous sentez plus regardée comme une femme. Plus désirée, plus choisie. Juste « celle qui gère ». Alors naît un besoin qu’on cache souvent trop bien : celui de tendresse, d’attentions simples, de sécurité affective. Ce besoin de se sentir tenue, accueillie, reconnue pour ce que l’on est, pas seulement pour ce que l’on fait.


Et parfois, ce vide pousse à chercher ailleurs un regard, une présence, une chaleur que l’on ne reçoit plus. Pas par trahison, mais par survie émotionnelle. Parce qu’on ne peut pas vivre éternellement en donnant sans jamais recevoir.



Et si ce manque, au lieu d’être étouffé, devenait enfin la première chose qu’on écoute ?

 
 
 

Commentaires


bottom of page