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Quand les émotions du passé façonnent encore notre besoin d’être aimé

Il arrive que des émotions anciennes remontent, presque intactes, comme des échos que l’on croyait oubliés. Parfois, ce sont des blessures d’enfance, ces moments où l’on s’est senti incompris, jugé, ou simplement pas assez. Alors, pour ne plus revivre ce rejet, on apprend à tout enfouir, à montrer une version de soi qui semble plus acceptable. On devient celui ou celle qui fait attention, qui s’adapte, qui prouve en permanence qu’il mérite d’être aimé.


Avec le temps, ce réflexe s’installe tellement que l’on finit par croire qu’il est naturel. On enchaîne les efforts, les preuves silencieuses, les compromis invisibles… sans voir que l’on court après une validation qui aurait dû nous être donnée depuis longtemps. On avance, mais avec ce poids intérieur : la peur que, si l’on baisse la garde, l’amour disparaisse.


Chez nous, on croit profondément que revisiter ces émotions n’est pas un retour en arrière. C’est un acte de courage. Reconnaître sa douleur, c’est s’autoriser à cesser de lutter pour une affection conditionnelle. C’est apprendre que l’amour ne se mérite pas, qu’il se reçoit, et qu’il commence d’abord par soi.


Parfois, guérir revient simplement à se dire : je n’ai plus besoin de prouver que je suis digne d’être aimé.



Et si, enfin, c’était le début d’un nouveau rapport à soi-même ?

 
 
 

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