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10 jours dans le Tassili N'Ajjer

December 10, 2015

 

      La traversée du dessert

 

Le 5 décembre 2015 et  me voilà avec une boule au ventre, la peur ressentie par les miens rodait. Partir pour une aventure de dix jours au milieu des dunes de sable du Tassili N’Ajjer me faisait frémir.

Descendue de l’avion à Djanet, à l’ouest de Tamanrasset, près de la frontière libyenne, autant dire au bout du monde civilisé…rencontre et accueil par Abdou, notre guide local qui nous rassure : nous vivrons à l’heure du désert, mais « tout est sécurisé à 99%, le 1% est l’imprévu du Bon  Dieu »… et son équipe de 4 autres touaregs : musiciens, pisteurs, mécaniciens et un cuisiner. Donner mon passeport,  être amené à entrer dans un 4x4 avec 3 hommes touaregs, dans l’obscurité totale au milieu du désert… et à ce moment précis, j’ai compris le lâcher prise, se laisser emporter par le vent. Nuit très, très fraîche, le réveil sur les dunes d'une grande douceur: le sable frais, le soleil tiède… 10 jours ensemble, nomade, humble… De la grand-mère de plus de 100 ans à ses petits-enfants, les campements, les chèvres, les ânes, les « chameaux », ses tourbant, ses djellabas portées par un rythme de vie où il n’y a pas d’heure, il n’y a pas de contrainte, partager les repas, le rituel du thé,  rencontrer « les autres », participer à un Tendé, être là pour fêter l’arrivée du petit bébé de 7 jours : Mohamed. Observer le tout, les gestes, les mouvements, les visages, s’installer n'importe où, nulle part, et être là ! Les soirées magiques avec un plafond d’étoiles, un feu de bois chaleureux, les voir dessiner sur le sable, les rencontres, les rêves, rien faire et tout faire… le temps est si présent. Se dépasser, rencontrer une limite illusoire, aller de l’avant, s’élever, chuter, se remettre debout, traverser, acheminer, vivre ! Être liée vraiment à mes semblables, comprendre avec ce voyage que n’importe où et au milieu de nulle part, tout est juste, tout est parfait. Voir l’espace, l’immensité autrement, s’extasier, trembler, se purifier, sentir le tout, voir l’avenir, la direction, la vie en moi et chez l’autre. Merci le MONDE d’Être là !

 

     Mais aussi?

 

Dix jours plus tard, j’en revenais :

  1. Vivante, essentielle et entière

  2. Ravie d’avoir su m’autoriser cette belle aventure

  3. Revenir à la source, où le monde s’est arrêté pour quelques instants et avoir le sentiment que oui, c’est possible, en sachant respecter son rythme, sa nature, son Être.

  4. Je continue à rêver!

     

     

    Voyage thérapeutique

Nous étions un petit groupe, plus intime, plus doux, plus souple en fonctions du moment, du désir, de possibilités… à chaque instant c’était  une surprise… jouer avec l’ombre, regarder le coucher du soleil, monter une dune à mille pieds ( oui, parfois j’exagère encore), la ronde de rêves, le baptême de tourbants de couleurs intenses, l’invitation d’être filleul du dessert, le silence, les marches, les escalades, le dépassement de soi, rencontrer le lâcher prise, le soleil, le jeu de masques, rien contrôler ….

À ce propos, j’ai aimé le « mode opératoire » adopté par la thérapeute lors de l’évaluation finale, à chaud, de ce temps de vie : dire en une ou deux phrases maximum ce qui le caractérisait à nos yeux. Cette manière de faire oblige à aller à l’essentiel et se débarrasser de ce qui n’est qu’accessoire ou anecdotique et ne pas tomber dans le piège du discours. La perfection n’est pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais bien, au contraire, lorsqu’il n’y a plus rien à ôter. Une leçon que j’essaie de retenir dans ma pratique professionnelle.

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